06 avg

À PROPOS DE NOUS

Pourquoi le collectif Gherussia?

Gherussia est un collectif engagé dans le travail théorique, politique et militant. à partir d’une base anti-capitaliste, marxiste et féministe, et en développant une critique à l’exploitation socio-économique, Gherussia représente un lieu de rencontre pour tous ceux qui luttent pour une société organisé en fonction des besoins de l’homme et pas en fonction des besoins du marché et de la logique du profit.

Gherussia déploie ses activités avec les groupes sociaux avec lesquels elle collabore: organisations régionales de gauche; syndicats; groupes de défense des droits des travailleurs; groupes progressistes d’étudiants, féministes, lgbt, artistiques, et tous les autres sujets qui partagent nos mêmes objectifs. Le collectif Gherussia agit soit au travers de ses propres analyses sociales, politiques et économiques, soit au travers l’organisation de rencontres, conférences, leçons et séminaires, soit au travers de campagnes video et au travers l’engagement actif dans les luttes.

«Stvar – časopis za teorijske prakse» (“La chose – Revue pour les praxis théoriques) est la publication principale du collectif: elle publie avec fréquence annuelle et contient des textes critiques, traductions, interviews, articles concernant les projets actuels du collectif. Chaque numéro de la revue est gratuit et chaque activité théorique-politique du collectif Gherussia est publique.

 

Brève histoire de Gherussia

Gherussia a été fondé en février 2005, initialement en tant que Club des étudiants de philosophie auprès de la faculté de Novi Sad, avec l’idée de s’engager plus dans le domaine de la philosophie, d’enquêter mieux les contenus philosophiques pas suffisamment traités dans les contextes académiques et avec l’intention de collaborer avec d’autres étudiants de philosophie aux niveaux régional et international. Dans sa phase initiale Gherussia a organisé un colloque international “Identitet. Sloboda” (Identité. Liberté) en Octobre 2005 et a publié un recueil des actes du colloque en 2006. Successivement, elle a organisé un cycle annuel (mars 2006 – mars 2007) de rencontres ayant pour titre "Filozofski razgovori" au Bunker (chez le centre culturel étudiant de Novi Sad).

Gherussia évolue ensuite en une organisation qui rassemble une nouvelle génération d’auteurs hommes et femmes, en créant ainsi un milieu philosophique stimulant qui à l’époque a représenté une sorte de corps d’éducation alternatif, ayant pour objet d’intérêt les théories qui étaient exclues du discours académique. Parmi les événements importants, on rappel “ La petite école de psychanalyse” (Aout-Septembre 2006) et puis, en Aout 2007, l’école d’été internationale “subjekt.net” auprès de la forteresse de Petrovaradino, en collaboration avec la société d’étudiant de philosophie de Ljubljana (Slovenia). Viennent par la suite les colloques "Nihil.net" (Novembre 2007) e "FF-najglasnija filmozofiranja" (Mars 2008) auprès de Centre de la jeunesse CK13 à Novi Sad. En Mai 2008 les gherussians et les gherussiennes ont participé à l’école du Premier Mai de Ljubljana. Pendant les deux ans 2008-2010 Gherussia a organisé des groupes de lectures (de textes de Marx et Foucault) et une série de leçons organisés en CK13, en incluant de nouveaux participants et en élargissant son champ d’action. Cette période du développement de Gherussia a été marqué par la fondation de la revue Časopis Stvar , dont le premier numéro est sorti en février 2010.

Gherussia a été engagé dans la nouvelle vague de manifestations étudiantes dans les Balkans: avec les textes sur les mouvements de Zagabrie en 2009 et Belgrade en 2011, et, en intervenant sur la scène de Novi Sad, le collectif s’est radicalisé au niveau politique; ce tournant s’est répercuté aussi bien sur le travail théorique, à partir de ce moment là toujours plus orienté vers la critique de l’organisation capitaliste de la totalité sociale et de son idéologie néolibérale dominante, ma elle s’est aussi orientée vers le renforcement d’une base théorique pour la gauche émergente. à ce moment Gherussia a cessée d’être une association des étudiants de philosophie en assumant, jusqu’à aujourd’hui, la structure d’un collectif théorico-politique.

En 2011 les gherussians ont organisé la leçon du philosophe et pubbliciste hongrois Gaspar Miklos Tamas à l’Art  Klinika de Novi Sad; en 2012 ils ont participé au colloque sur la critique de l’idéologie se déroulant auprès de l’Institut de philosophie et théories sociales de Belgrade. Pendant l’année 2012 un travail collectif a été engagé à l’intérieur de la Grupa za svojinu (Groupe pour la propriété), entre Novi Sad et Belgrade. Ici les membres de Gherussia ont étudié les conceptions de la propriété dans Hobbes, Hume, Rousseau, Proudhon et Marx. L’été d’après Gherussia a participé à l’école d’été “Levica” organisé par le centre pour les politiques émancipatrices.

Dans l’automne 2012, en collaboration avec la Fondation Rosa Luxemburg, Gherussia a mis en place un cycle de conférences, Introduction aux théories radicales, poursuivi jusqu’en Mai 2013. Ce programme avait deux objectifs: le premier, ouvrir un espace de la polarisation politique à Novi Sad et dans toute la Serbie, pour se placer à l’extérieur des choix politiques (in)existants; le deuxième, s’opposer, au niveau politique, à l’apaisement de la théorie pour ensuite divulguer théories radicales qui puissent donner une contribution à la création de processus de transformation de la société. Le but était d’atteindre ces objectifs en ouvrant au publique le débat sur l’histoire des théories sociales, politiques et économiques alternatives, théories applicables au niveau pratique avec une analyse des formes actuelles de l’exploitation sociale et économique. L’introduction aux théories radicales était ainsi un projet publique de formation adressé surtout aux étudiants et aux jeunes, ainsi qu’à tous ceux intéressé à la théorie sociale critique et à la politique. à l’intérieur de ce projet pour la première fois ont été traduits beaucoup de films concernants personnages et mouvements importants pour l’histoire de la critique sociale. Tout ces activités et résultats ont poussé la célèbre revue hongroise Ex Symposium à dédier un numéro entier a Gherussia. Dans ce fascicule ont été publiés textes d’auteurs, individuels et collectifs, interviews et contenus visuels et poétiques des membres de Gherussia, lesquels ont présenté leur propre groupe et revue à Budapest et à Pecs en 2013. La même année Gherussia a participé à l’école “Dilemmes de la gauche d’aujourd’hui” à Fruška Gora.

A cause des politiques anti-ouvrières du gouvernement serbe, qui ont abouti à la proposition de la nouvelle du travail de 2013, le collectif Gherussia s’engage toujours plus dans le champs des droits des travailleurs. Cette loi a de fait éliminé les droits fondamentaux d’ouvriers et employés, ainsi Gherussia, en outre des discussions publiques, et en collaboration avec les autres organisations, a participé aux rencontres d’analyse de la nouvelle loi du travail. Ensuite a été mise en avant une collaboration avec les syndicats qui s’occupent de ces mêmes problèmes, officialisé par l’accord de collaboration avec l’union des syndicats indépendants de Novi Sad à la fin de décembre 2013. Cette collaboration a eu pour résultat une campagne video, monté par les membres du collectif, contre la loi du travail en question. En mêmes temps les membres du collectif ont participé aux conférences et aux analyses des normes et aux actions démonstratives, aux grèves et aux manifestations contre la loi et les autres démarches anti-ouvrières du Gouvernement. 

En 2014, le collectif Gherussia a démarré un nouveau projet d’éducation politique ayant pour titre “La gauche en Serbie: éléments pour la construction d’une position politique”, à l’intérieur de laquelle neuf rencontres ont été réalisés (janvier: Qu’est-ce que arrivera avec la Loi du travail?; février: Réforme de Bologne et instruction publique; mars: L’expérience du socialisme yougoslave; avril: Les processus de transition; mai: Ville: lieu de lutte de classe; juin: à qui appartient l’Union Européenne?; septembre: Formes d’organisation: les directives pour la gauche; octobre: Le féminisme de gauche; novembre: Les syndicats et la résistance). Avec ce projet les gherussians et les gherussiennes ont essayé de donner une contribution à la création d’une position politique alternative au capitalisme néolibéral. Les transcriptions de toutes les rencontres organisés à l’intérieur de ce projet ont été publiées dans le sixième et le septième numéro de la revue “Stvar”.

 

Qui sont les gherussians et les gherussiennes?

Andrea Jovanović, Đorđe Hristov, Ivan Radenković, Maja Solar et Saša Hrnjez.

 

 

 

 

 

           

 

Share
Translate »